Mange ton slip et tais toi

RIT IT UP AND START AGAIN

mercredi 17 décembre 2008

#22 Un an et deux mois plus tard

Etrange de revenir ici. De relire le mal qui a pu s'insinuer dans mes veines. Impossible de relire la souffrance. Impossible de la supprimer.
Laissons la vivoter.

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jeudi 4 octobre 2007

#21 J'ai mal aux genoux

Le goût amer entre les dents, elle s'ennivre de soirées et de vie. Elle dégringolle de plus en plus, ne pense plus à rien de bon et ne mâche plus ses mots. Elle s'enferme dans son mutisme inhumain an attendant son prochain rendez-vous au centre d'accueil et de soins spécialisés pour adolescents et jeunes adultes. Elle ne cherche plus à vivre, à réussir, à envisager l'avenir. Son avenir est mort le jour où elle a mit les pieds à l'hopital. Elle traine des pieds en grognant sur quiconque lui adresse la parole. Elle ne vit que pour disparaitre. Elle maigrit et perds ses joues toutes rondes. Elle perds toutes les étoiles qui habitaient dans ses yeux. Elle ne fera pas long feu. Les médecins défilent de plus en plus devant elle. Mais elle n'y fait plus attention. Elle laisse couler les mots sur elle et avale les médicaments sans rien dire. Elle pleure devant le psy et est envoyée en urgence pour suivre une thérapie psychologique. Elle meurt un peu plus chaque jour et personne ne s'en soucie vraiment.


vivonstage1

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vendredi 31 août 2007

#20 Arrête de te la péter avec tes pauvres taquets, sale junky

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J'ai envie que cela s'arrête. Vraiment. Extirper cette part de moi et en finir.
Spina Bifida Myéloméningocèle.
Voilà. J'ai résumé ma vie. C'était court mais juste. Si tu ne le vis pas, tu sais pas. Me dire que vous comprenez, c'est comme dire à un type paralysé, que vous ressentez la même chose que lui. Je vais te faire vivre tout ce que j'ai vécu et ce que je vis moi, on verra si tu ressens la même chose. C'est beau les gens qui compatissent, mais sa sert pas à grand chose finalement. Tu te retrouves toujours tout seul comme un con. Comme une conne, en l'occurence ici. Quand tu es devant les médecins, même si ya du monde autour. T'inquiète pas, c'est toi qui est le plus dans la merde. C'est toi qui va douiller, pas les autres. Et puis, comme le service public marche super bien, si t'es pas dans le coma, ils te filent un doliprane et tu repars en rampant (véridique et vécu). Ouais, vraiment, vive la vie. Et puis, il y a tous ces trucs que l'on oublie de préciser. Les trucs chiants qui te tombent sur la gueule alors que t'a rien demandé. En language médical on apelle ça les effets secondaires. Le truc à l'odeur la plus nauséabonde, c'est vraiment ça. Au fond, on se dit qu'une petite allergie c'est rien du tout. Ben ouais c'est rien. Mais t'oublie toutes les "traces" et toutes les souches. Ouais, c'est génial d'être malade. Tu te fais défoncer à la cortizone le jour du baptème de ta cousine sans que t'aies rien demandé. Tu loupes des mois entiers de cours. Tu dois surveiller tes moindres faits et gestes. Ne jamais regarder en arrière et éssayer d'empêcher l'arrière de revenir au galop. Ouais, franchement, c'est génial. Dément. L'éclate totale. Tellement ouf que j'en perds mes mots.

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mardi 21 août 2007

#19 Can you survive ?

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Ryan McGinley

Je sais pas trop comment s'apelle ce que je fais. Une crise existencielle ? Une crise d'adolescence ? Une déprime ? Enfait je m'en fous. Du moment que sa s'arrête. Je n'ai plus envie de rien. Je ne veux pas mon permis. Je ne veux pas mon bac. Je ne veux pas d'amis. Je ne veux pas de famille. Je ne veux pas manger. Je ne veux pas marcher. Je ne veux pas réfléchir. Je ne veux pas progresser. Je veux juste ma musique et un appareil photo. Etre libre. Parcourir le monde. Ouais, c'est ça. Faire un tour du monde en solitaire. Avec mon petit globe sur le dos. Comme le mec du guide du routard. Etre seule et me foutre du temps. Crever, pas toute seule. Avec quelqu'un, un inconnu. Celui qui me trouvera par terre et qui criera au secours. J'aime bien ça les inconnus. C'est toujours les plus attentifs, c'est toujours ceux qui te relèvent quand tu tombes. C'est eux qui te demandent si ça va. Dans le metro les stations défilent et tu rêves de partir. Un peu plus loin, savoir quand la police te retrouvera. Savoir si t'aurais eu le temps de passer la frontière. Réfléchir si tu dois passer par Paris ou par ailleurs. Compter tes billets et te rendre compte qu'on t'a tiré la moitié. Opter pour un aller simple. Acheter un journal, faire mine de le lire. Regarder Jean Pierre Pernaud donner les chiffres de la bourse sur le grand écran. Rire. Regarder les gens aller et venir. Fermer les yeux, sentir le vent sur son visage. Et puis finalement sortir du metro et se confronter à la réalité.

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lundi 20 août 2007

#18 J'ai défoncé ses dents

J'aurais aimé défoncer sa sale tête. Avoir le poing en sang et ne pas le regretter. Relever une mèche de cheveux et dire une réplique digne d'une actrice. Rire et fêter l'évènement. Ne plus jamais me soucier du lendemain. Lui faire un bras d'honneur et lui montrer "Tu vois ? Tu la vois la gamine ?". Lui montrer que je réussi dans la vie, que j'ai des amis qui me font rire. Que j'ai seize ans et que je passe en terminale européenne. Que quand je me lève, plus rien ne m'obsède. Que désormais j'ai la possibilité de faire ce que je veux, sans jamais me soucier des conséquences. J'aimerais bien, vraiment. J'ai longtemps fait ce voeux. A chaque anniversaires. A chaque étoiles filantes. Mais à la longue de le faire, il a du s'user. Quand j'étais petite, je savais que jamais sa ne s'arrêterai, je savais, mais je sais pas, j'y arrivais. Maintenant, ben non. Faut croire que j'ai réellement pris conscience de ce qui m'attendait, de ce que cela allait être. J'en sais trop rien, mais ce qui est sûr, c'est que c'est un peu plus dur chaque jour. Je ne peux m'empêcher d'y penser à longueur de journées. Et puis, vous, vous lisez ça, et vous vous dites, "Non, il y a bien des moments où elle n'y pense pas, où sa lui échappe un peu".
Non.
Jamais.

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Antoine D'Agata

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vendredi 27 juillet 2007

#17 Wock'n'woll in my head

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La musique c'est ma vie. Le truc qui est toujours là quand j'ai besoin. Avant quand j'étais petite, j'avais mon doudou. Je l'apellais mon Tintin, va savoir pourquoi. Si j'étais triste c'était avec lui que j'allais m'apaiser, quand j'étais heureuse je le prenais dans mes bras et je souriais. Je lui parlait, il savait tout, c'était un peu comme un meilleur ami. Au moins lui, j'étais sûre qu'il ne dirait rien à personne. Et puis, quand même, un jour, j'ai fini par grandir, vous savez cette chose triste qui nous arrive avec le temps. Grandir. Alors j'ai commencé à m'ouvrir à d'autres choses, j'ai découvert la musique. Vous savez les chanteuses de jeunesse, Alizée pour moi. Après tout, pourquoi pas. Elle était belle et en plus elle était moins conne que Lorie, alors forcément. Je ne comprenais pas toutes ses chansons, mais j'aimais bien, j'étais heureuse quand je les écoutaient, c'était léger. Puis après, au cours d'une soirée, où la radio criait des choses immondes et détestables, les Libertines ont commencé à jouer. Comme une conne de gamine hystérique j'ai hurlé "Putain c'est quoi ? C'est quoi ? C'est génial !", j'ai improvisé une danse mi-twist, mi-n'importe quoi et je me suis déchainée. Le rock commençait à faire ses ravages sur mon système nerveux. J'ai laissé tomber Alizée au profit de concerts beaucoup plus directs. J'avais enfin trouvé quelque chose qui me correspondait, en la personne du No Future. Cette philosophie que j'avais depuis l'enfance et que je croyais seule à comprendre, avait enfait des adhérents partout dans le monde. Tout ce que j'aimais se rejoignait dans cet art de vivre. J'ai découvert que je n'étais pas seule et que je pouvais vivre cet instant maintenant et pour toujours, si c'est le dernier, alors pourquoi pas. Mieux vaut en profiter à fond.

Rit It Up And Start Again
(Déchire Tout Et Recommence)

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mardi 24 juillet 2007

#16 Déchirements d'ailes mutuels

They_Told_Him_to_Kill

They Told Him To Kill


J'aime pas le rose. J'aime pas le violet, ni le bleu. J'aime pas les gens sales, mais j'aime les appart' un peu crade avec une ambiance un peu glauquarde. Quand je mange, j'épluche tout mes aliments, je les écrasent et enfin je les ingurgite. Quand je pense, mes yeux fixe un point invisible et ne voient que la surface artificielle des choses. Quand tu pleures, je ne vois que la surface artificielle de ces cascades de supplices. Je ne mâche pas mes mots, puisque de toutes façons, ils ressortiront bien un jour. J'ai peur de m'attacher, un jour. J'ai peur de la déchirure, de ce que cela crée. J'ai pas envie de ramper par terre, les autres le font si bien. Tu le fais si bien. Je ne pleure pas, je n'ai jamais pleuré. Tu l'a toujours fais à ma place. Tu fais tout si bien. Ne t'arrêtes pas en si bon chemin. Allez vas y, claque des dents, je te regarde.

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lundi 23 juillet 2007

#15 Elle me dit Roméo, tu m'a laissé tomber

R17_vi

J'ai rêvé que tout allait bien.
Et je me suis cassé les dents sur la réalité.
Je ne relève jamais ceux qui m'ont laissé me casser les genoux sur l'asphalte.

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mardi 17 juillet 2007

#14 Alice in Horrorland

science_of_cooking_by_apfleeAujourd'hui j'ai regardé Sleepers. Tu vois, c'est le genre de film qui te fait remonter dans le temps. Dans ton passé. Cette histoire de gamins qui se fait battre, torturer et violer, dans une maison de correction, sa te la fout mal. C'est dans ces moments là que tu repenses à ton enfance. Et moi quand je repense à mon enfance, à chaque fois c'est la même image qui revient : celle de l'infirmière qui cherche des chaussons à ma taille. C'est bête, mais c'est comme ça. Juste cet instant où elle cherche dans la panier en plastique, dans la petite pièce. Juste ça. Elle dit qu'il ne faut pas que je marche pieds nu partout. Sa fait des maladies tu comprends. Je suis encore petite, mais ça c'est un mot que je connais : maladie. Elles sont toutes comme ça les infirmières, avec leur sourire ultra bright. Elles, elles s'en foutent, de toutes façons elles rentrent chez elles après. C'est peut-être pour ça que j'aime pas les infirmières. Les radiologues non plus je les aime pas, mais c'est une autre histoire. On a tous des petits secrets, des petites humiliations, des trucs douloureux qu'on n'avouera à personne. Des choses dont on a à moitié honte, ou peur. Des trucs qui te marquent à vie, qui te traumatise. Ils ne savent pas ce qu'ils font. Oh bien sûr, rien de méchant. Ils nous soignent physiquement. Mais je ne sais pas s'ils se rendent compte de l'impact que cela a sur les gamins qui viennent les voir. Je sais pas ...

science of cooking

Pardon si cet article a des fautes. Il m'est impossible de le relire. L'écrire m'a déjà demandé un effort immense et j'ai chialé comme une merde devant mon pc. Tu vois, je suis pas si forte que ça finalement.

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samedi 30 juin 2007

#13 clopes sur clopes

Envole nous


Mais enfin, je ne trouve pas d'autre inspiration que la vie qui meurt au fond de tes yeux. Chaque larme de tristesse me déchire les yeux et me brise la colonne vertébrale, bout par bout. Tu es la plus étincellante de toutes les lumières que j'ai connu, et tu faiblis depuis que la mort l'a emporté sur la vie. J'aime te serrer dans mes bras, quand tu pleures avec moi dans la baignoire et que ton mascara coule sur tes joues creuses. J'aime entendre ton rire heurter les murs et rebondir, pour mourrir dans les coins sombres de la pensée. Je crie gare mais rien te t'arrête jamais, tu hurles et tu cours. Toujours plus loin, toujours plus fort, toujours plus vite. Rien ne t'arrête et j'éssaye de te rattraper, le souffle court et les larmes qui tombent comme des cascades sur mes joues. Mais tu vas, et tu t'envoles loin.


baby_by_jinnwoo
baby

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